mardi 22 décembre 2015

Réflexions : La maison qui rend fou

Dans la série Réflexions, je vous parle de nos aventures et péripéties dans la construction de notre maison.

L'obtention de notre permis de construction a été un véritable labyrinthe. Vous serez probablement d'accord avec moi que les étapes normales d'une telle demande devraient être les suivantes :
  1. Obtenir la liste des documents et informations nécessaires
  2. Assembler et compléter les documents requis
  3. Effectuer une demande de permis
  4. Patienter pendant l'analyse du dossier
  5. Obtenir un permis

Cependant, les employés de la ville ne voient pas la chose de cette façon! Pour eux, les étapes sont plutôt :
  1. Effectuer une demande de permis sans trop savoir quels documents fournir
  2. Attendre que la ville analyse la demande
  3. Se faire dire deux semaines plus tard que la demande est incomplète
  4. Obtenir les documents manquants
  5. Resoumettre une demande
  6. Répéter les étapes 2 à 5 ad nauseam
  7. Obtenir un permis (peut-être)

Nous avions entamé les démarches en mars dernier, juste avant l'achat du terrain. La Ville n'a jamais voulu répondre à nos questions car nous n'avions pas déposé de demande... mais on ne pouvait pas déposer de demande sans réponse à nos questions! Un vrai Catch-22, comme on dit en anglais.

Cela aura pris 9 mois, mais nous aurons finalement notre permis. Nous y sommes parvenus à force de harcèlement et de plaintes!

Le moratoire sur la construction dans la zone des bassins versants du Lac-St-Charles a failli faire tout dérailler, mais nous l'aurons tout de même.

mardi 1 décembre 2015

Bilan mensuel - Décembre 2015

Le mois de novembre est comme une montagne russe : des hauts et des bas, des joies et des frustrations, des réponses et d'autres questions... On savait bien que le projet de maison ne serait pas de tout repos, mais c'est une toute autre chose que de le vivre au quotidien!

Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er décembre 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er novembre) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.



J'obtiens donc une variation sur un mois de -0.7%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +18.6%.


Sur le blogue en novembre

Transactions du mois
  • Pour les fonds négociés en Bourse
    • VAB (Obligations canadiennes)
      • 4 novembre : Récolte de 3,70$ en distributions
  • Du côté des actions
    • CJR.B (Corus Entertainment inc.)
      • 30 novembre : Récolte de 10,45$ en dividendes
    • EAT (Nutritional High International inc.)
      • 23 novembre : Achat de 3000 unités @ 0.05$
      • 24 novembre : Achat de 7000 unités @ 0.05$

Total des dividendes et distributions pour 2015 : 98.90$


Ce qui s'est passé dans le mois de novembre
  • La baisse de valeur nette pendant le mois de novembre est majoritairement due à l'achat de la céramique pour la maison, ainsi qu'à une baisse de la valeur de mon portefeuille d'actions.
  • Nous avons finalement choisi notre banque pour l'hypothèque : Banque de Montréal. Nous sommes encore à finaliser les démarches, qui seront complétées une fois que toutes les soumissions du projet seront obtenues.
  • Nous avons fait presque tous les choix pour la plomberie de la maison. Il reste à valider la disponibilité et les coûts.
  • Nous avons expérimenté la bureaucratie municipale... Pas facile d'avoir des réponses à nos questions! Après 7 mois, nous avons finalement pu rencontrer quelqu'un à la ville, pour se faire dire que nos documents sont incomplets ou comportent des erreurs. Retour aux planches à dessin...

    Ce qui s'en vient en décembre
    • Ma fête! :)
    • D'autres soumissions pour le projet de maison et possiblement le dépôt de notre demande de permis. On se croise les doigts!

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    samedi 14 novembre 2015

    Réflexions : Sur le terrain

    Je sors un peu du cadre de mes billets habituels pour vous parler de nos aventures et péripéties pour la construction de notre maison.

    Avant de pouvoir construire une nouvelle maison, il faut bien sûr dénicher l'endroit parfait. Trouver un terrain dans la région de Québec était une chose, mais en trouver assez grand à notre goût en était une autre! Nous voulions avoir assez d'espace pour être loin des bruits de la ville et avoir l'impression d'être au beau milieu de la forêt.

    Nous nous sommes rapidement aperçu que le marché des terrains est en pleine bulle, un peu comme les condos. Encore aujourd'hui, il est courant de trouver des terrains d'à peine 6000 pieds carrés pour 100 000$. À Lac-Beauport, un terrain de 25 000 pieds carrés peut se vendre pour plus de 250 000$. J'ai même vu un tout petit terrain de 3500 pieds carrés pour 105 000$ à Lac-Saint-Charles!

    Nous avons toutefois eu la chance de tomber sur une belle opportunité. Par contacts interposés et actes de foi, nous avons pu dénicher un terrain de plus de 83 000 pieds carrés pour seulement 64 900$. Pour le secteur de Stoneham, c’était vraiment une aubaine. La preuve : quand le promoteur te dit qu'il aurait dû vendre le terrain 20 000$ plus cher, c'est signe que le hasard avait bien fait les choses.

    Le terrain est difficile à aménager, certes, mais pour la vue sur les montagnes et le ruisseau qui coulera près de la maison, ça a en vaut vraiment la peine.





    dimanche 8 novembre 2015

    Réfléxions : Partir en neuf

    Je sors un peu du cadre de mes billets habituels pour vous parler de nos aventures et péripéties pour la construction de notre maison.

    Le choix de construire une maison ne vient évidemment pas naturellement, nous avons cheminé longuement avant de même penser à cette façon de faire.

    D’abord, nous avons regardé les condos de ville. Nous en avions trouvé un en plein centre-ville, à un prix raisonnable. Une fois à l'intérieur, c'était bien joli très éclairé et tout, mais nous avions toujours l’impression que nous étions dans un immeuble d’appartements. Nous avons donc réfléchi et nous avons laissé tombé cette option. En rétrospective, nous avons bien fait : un gros immeuble de condos s'est construit juste derrière!

    Ensuite, la majorité des maisons à vendre à des prix abordables ont été construites dans les années 1950 et nécessitent des rénovations importantes. De plus, on n'est jamais certain de la qualité de l’entretien et encore moins de la qualité des travaux effectués par les propriétaires précédents. Souvent les rénovations sont accompagnées de découvertes dans les murs et les planchers, ce qui entraîne de lourdes dépenses additionnelles.

    Alors, tant qu'à vivre dans une maison qui n'est pas à notre goût, nous avons pensé nous faire construire. Ça a été long avant qu’on se décide. Dans notre tête, c’était pas mal plus cher neuf qu’usagé. Nous avons avancé à tâtons... Après avoir regardé les différentes compagnies, notre choix s'est arrêté sur Maisons Laprise. C’est en regardant les catalogues et en discutant avec les différentes ressources que nous avons compris que nous pouvions aussi nous permettre d’acheter neuf. Qui dirait non à se faire bâtir la maison de ses rêves, avec la configuration de son choix pour un prix similaire à celui d'une maison déjà existante?

    Le plus difficile a été de trouver un terrain dans un secteur qui nous intéressait et, surtout, à prix abordable. Le hasard a toutefois bien fait les choses...

    mardi 3 novembre 2015

    Réflexions : La première question

    Je sors un peu du cadre de mes billets habituels pour vous parler de nos aventures et péripéties pour la construction de notre maison.

    Acheter ou louer? C'est la première question que nous nous sommes posée.

    Une bonne partie des bloggeurs et des journalistes économiques vous diront que c'est beaucoup plus avantageux de louer parce qu'on peut investir la différence entre les coûts d'un logement et ceux d'une maison. C'est d'ailleurs pour certain la seule façon de devenir riche.

    D'autres vous diront qu'il fait beaucoup plus de sens d'acheter, parce qu'on investit alors notre argent dans un actif qui nous appartient, plutôt que de payer l'hypothèque du propriétaire de notre 4 et demi.

    Pour nous, la décision d'acheter ou de louer a beaucoup penché sur le côté des émotions. Nous voulions un chez-nous tranquille, à l'abri des tracas, des ennuis. Un chez-nous personnel, où on peut faire la cuisine, recevoir les amis et la famille, ou juste relaxer.

    Notre rêve.

    lundi 2 novembre 2015

    Bilan mensuel - Novembre 2015

    À pareille date l'an prochain nous ne serons plus en appartement mais bien installés dans notre maison! En effet notre bail se termine le 30 septembre 2016. D'ici là, nous nous préparons à passer notre dernier hiver à Sainte-Foy et les derniers mois avant le début de la construction de la maison. Vivement le printemps!

    Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er novembre 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er octobre) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.


    J'obtiens donc une variation sur un mois de +2.7%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +19.4%.


    Sur le blogue en octobre
    • Aucun nouveau billet encore ce mois-ci, désolé!
      • Si vous avez des suggestions ou des questions sur des sujets que vous aimeriez que j'aborde, n'hésitez pas à m'en faire part. Vous pouvez utiliser le formulaire sur la page Contact ou encore m'écrire sur Twitter.

    Transactions du mois
    • Pour les fonds négociés en Bourse
      • VCN (Actions canadiennes)
        • 7 octobre : Récolte de 10,69$ en distributions
        • 23 octobre : Achat de 7 unités @ 28.07$
      • VXC (Actions internationales)
        • 7 octobre : Récolte de 13,41$ en distributions
      • VAB (Obligations canadiennes)
        • 7 octobre : Récolte de 2,56$ en distributions
        • 23 octobre: Achat de 9 unités @ 25.61$
    • Du côté des actions
      • CJR.B (Corus Entertainment inc.)
        • 30 octobre: Récolte de 10,45$ en dividendes
    Total des dividendes et distributions pour 2015 : 84.75$


    Ce qui s'est passé dans le mois d'octobre
    • L'auto est passée au garage : pose des pneus d'hiver, remplacement des freins arrière. Nous sommes prêts pour la neige!
    • Nous avons eu nos derniers plans de Maisons Laprise.
    • Nous avons ensuite enclenché le processus pour les plans d'aménagement du terrain.
    • Nous avons également magasiné des planchers, de la céramique, des robinets, des lavabos, des éviers, des pommeaux de douche... Nous n'avons rien acheté pour l'instant.
    • J'ai reçu le livre que j'avais gagné le mois dernier sur le site de Boomer & Echo mais on m'a envoyé le mauvais livre! J'ai donc reçu How Not to Move Back in With Your Parents: The Young Person's Complete Guide to Financial Empowerment de Rob Carrick. Je vous en parlerai quand je l'aurai terminé.

      Ce qui s'en vient en novembre
      • Nous poursuivons les mêmes démarches que le mois dernier : arpenteur, aménagement paysager, excavation, fondations, installations sanitaires, puits, gestion des eaux de ruissellement, demandes de permis, hypothèque, assurances-vie...
      • Si tout va bien, nous espérons commencer les demandes de permis de construction à la fin du mois.

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      samedi 3 octobre 2015

      Bilan mensuel - Octobre 2015

      Les feuilles changent de couleur, les nuits sont fraîches, les syndicats parlent de grève... c'est l'automne qui s'installe! Le dernier décompte pour notre maison s'amorce également puisque dans 1 an, jour pour jour, nous serons établis dans notre nouvelle demeure dans les bois. D'ici là, on se retrousse les manches!

      Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er octobre 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er septembre) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.


      J'obtiens donc une variation sur un mois de +4.0%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +16.3%.


      Sur le blogue en septembre
      • Aucun nouveau billet ce mois-ci, désolé! Avec le travail et la maison, j'ai eu peu de temps pour trouver l'inspiration pour écrire un nouveau billet.
        • Si vous avez des suggestions ou des questions sur des sujets que vous aimeriez que j'aborde, n'hésitez pas à m'en faire part. Vous pouvez utiliser le formulaire sur la page Contact ou encore m'écrire sur Twitter.

      Transactions du mois
      • Pour les fonds négociés en Bourse
        • VXC (Actions internationales)
          • 25 septembre : Achat de 15 unités @ 28.35$
        • VAB (Obligations canadiennes)
          • 3 septembre : Récolte de 2,67$ en distributions
      • Du côté des actions
        • CJR.B (Corus Entertainment inc.)
          • 30 septembre : Récolte de 10,45$ en dividendes


      Ce qui s'est passé dans le mois de septembre

      Ce qui s'en vient en octobre
      • On attend toujours le budget et les plans finaux de Maisons Laprise.
      • Nous pourrons par la suite poursuivre les démarches : arpenteur, aménagement paysager, excavation, fondations, installations sanitaires, puits, gestion des eaux de ruissellement, demandes de permis, hypothèque, assurances-vie...
      • Je publierai durant le mois qui s’en vient un article sur notre expérience de magasinage d’hypothèque.


          Inscrivez-vous à mon fil RRS, suivez mon compte Twitter ou inscrivez-vous aux mises à jour par courriel pour rester à l’affût. Les liens sont également en haut de la page.

          mercredi 2 septembre 2015

          Bilan mensuel - Septembre 2015

          Bonne rentrée! Mis à part quelques jours de canicule, la saison estivale est passée en coup de vent (littéralement, par moments). Avec l'arrivée de l'automne, le projet de maison passera en vitesse supérieure pour que les permis de construction puissent être demandés pendant l'hiver.

          Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er septembre 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er août) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.



          J'obtiens donc une variation sur un mois de +2.4%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +11.9%.


          Sur le blogue en août

          Transactions du mois
          • Pour les fonds négociés en Bourse
            • VCN (Actions canadiennes)
              • 28 août : Achat de 6 unités @ 12.90$
            • VXC (Actions internationales)
              • 4 août : Achat de 7 unités @ 30.74$
              • 28 août : Achat de 8 unités @ 29.17$
            • VAB (Obligations canadiennes)
              • 4 août : Achat de 7 unités @ 26.22$
          • Du côté des actions
            • CJR.B (Corus Entertainment inc.)
              • 25 août : Achat de 70 actions @ 12.90$
              • 31 août : Récolte de 3.80$ en dividendes


          Ce qui s'est passé dans le mois d'août
          • Nous avons commencé à faire faire des soumissions pour les armoires de cuisine, ainsi qu'à regarder les prix pour les planchers de bois franc. Nous avons également appris que certains fournisseurs ont des prix élevés pour rien et que cela vaut la peine de magasiner!
          • Nous avons effectué un retour sur la planche à dessin pour repenser le plan de notre maison, notamment pour enlever des espaces inutiles et réduire la taille de la maison. Nous ferons ainsi quelques économies de plus.
          • Nous avons aussi décider de nous tourner vers Marmott Énergie pour le chauffage par géothermie. Je vous en reparlerai prochainement dans un billet hors série sur la maison.
          • Vous avez certainement entendu parler de la correction boursière de la semaine dernière? C'est un bon test de volonté pour les investisseurs à long terme! Il ne faut pas paniquer, continuer d'épargner comme d'habitude et rééquilibrer son portefeuille au besoin.

          Ce qui s'en vient en septembre
          • Relancer d'autres intervenants dans notre projet de maison, comme l'aménagement paysager et l'arpenteur.
          • Faire les demandes de permis (c’est-à-dire donner de l’argent à la ville pour recevoir des feuilles de papier 8.5”x11” bleues)
          • Recommencer à magasiner les hypothèques et les assurances-vie, puisque nous avions tout reporté il y a quelques mois.


              Inscrivez-vous à mon fil RRS, suivez mon compte Twitter ou inscrivez-vous aux mises à jour par courriel pour rester à l’affût. Les liens sont également en haut de la page.

              mercredi 19 août 2015

              Évitez les surprises : Vérifiez votre dossier de crédit

              Imaginez : vous allez à la banque pour demander un prêt hypothécaire pour une jolie maison en banlieue qui vous a enchanté dès le premier coup d'oeil. Le conseiller vous demande vos informations, va voir dans votre dossier de crédit et puis...
              - Désolé, on ne peut vous prêter, vous avez déjà quatre prêts hypothécaires, trois prêts-auto et des soldes impayés sur vos cartes de crédit.
              - PARDON?!
              Le vol d'identité est une réalité. À l'ère d'Internet et des réseaux sociaux, il est facile pour n'importe qui d'utiliser suffisamment d'informations personnelles pour contracter des dettes en votre nom. Une fois le pot aux roses découvert (ce qui peut prendre des années), vous avez alors à jongler avec les lettres de huissiers, les poursuites judiciaires, le spectre de la faillite qui rôde au-dessus de votre tête...

              Sans tomber dans les extrêmes, des erreurs mineures peuvent aussi se glisser dans le dossier : des dettes qui n’ont pas été déclarées comme terminées, des habitudes de paiement inexactes ou encore les dettes de quelqu’un d’autre. Par exemple, un concessionnaire automobile qui ne ferme pas le dossier après un retour de location, tout en laissant un solde impayé.

              Personne n'est à l'abri d'un oubli, d’une erreur ou d'une mésaventure. Il est par ailleurs généralement conseillé de consulter son dossier de crédit une fois par année.


              Qu'est-ce que le dossier de crédit? 

              C'est un compte-rendu de toutes vos activités de crédit des dernières années : les prêts consentis, les comptes chez des fournisseurs de services (par exemple, Telus), les cartes de crédit, etc. Chaque entrée rapporte notamment le montant du prêt, l'âge du compte ainsi que l'assiduité des remboursements.

              Il existe deux compagnies qui tiennent à jour votre dossier de crédit, au Canada : Equifax et TransUnion. Il importe donc de consulter votre dossier chez chacune de ces compagnies pour y déceler les erreurs.

              Chez Equifax, chaque type de crédit est représenté par une lettre :
              • I : Crédit à tempérament. Ce sont les prêts échelonnés sur un terme fixe pour lesquels vous remboursez un certain montant de façon périodique. Le prêt-auto et le financement de vos meubles sont des exemples de crédit à tempérament.
              • O : Crédit ouvert. Ces prêts incluent les marges de crédit, pour lesquels vous empruntez des fonds qui ne sont exigibles qu'à la fin d'une certaine période. Cela inclut également les prêts étudiants.
              • R : Crédit renouvelable. Ce sont des comptes dont les sommes empruntées doivent être remboursées de façon périodique, mais pour lesquels vous pouvez emprunter des montants variables jusqu'à concurrence de votre limite. La carte de crédit est un crédit renouvable.
              • M : Prêt hypothécaire.

              Par la suite, votre performance est cotée de 1 à 9, selon si vous remboursez chacun de ces prêts dans les temps ou non. Plus le chiffre est élevé, plus vous accusez des retards.

              Chez TransUnion, le rapport est un peu moins complexe et explique clairement l'état de chacun de vos comptes, avec une légende visuelle.

              Vous pouvez voir un exemple de dossier de crédit en suivant les liens suivants :


              Et le pointage de crédit?

              C'est un système utilisé par les prêteurs pour évaluer numériquement votre dossier. Le pointage est un chiffre entre 300 et 900 : plus il est élevé, mieux c'est. Le taux d'intérêt qu'on vous accorde est généralement lié à ce pointage. Un long historique de crédit contribue à un pointage élevé. De plus, lorsqu'une nouvelle demande de crédit est effectuée, le pointage diminue.

              Le pointage de crédit n'est pas un système sans faille. Les prêteurs peuvent utiliser leur propre système et les règles ne sont pas claires. Vaut mieux se concentrer sur le fait d'avoir un bon dossier et d'être un bon payeur. Le reste viendra tout seul.


              Combien ça coûte pour obtenir son dossier?

              Si vous allez sur le site d'Equifax et de Transunion, la première chose que vous verrez est qu'il en coûte certains frais pour obtenir son dossier et son pointage de crédit en ligne. On offre également des services de surveillance du crédit. Cependant, il existe une façon simple et gratuite d'obtenir son dossier de crédit : par le bon vieux courrier.

              Voici les liens vers les formulaires à remplir pour obtenir son dossier de crédit gratuitement par la poste :

              Avec chacun des formulaires vous devez fournir les photocopies (recto et verso) de deux pièces d'identité délivrées par le gouvernement. Mises ensemble, elles doivent fournir au minimum votre nom, votre date de naissance, votre adresse et votre signature.

              Notez qu'il est également possible d'obtenir son dossier de crédit chez TransUnion par téléphone au 1 800 663-9980, option 2. Ça fonctionne bien, mais le système est un peu boiteux en français! Après avoir répondu aux questions, le dossier vous est envoyé par la poste.

              Cela vaut la peine de prendre le temps, une fois par année, de faire les demandes nécessaires pour obtenir son dossier de crédit. Une fois le dossier en main, il est possible de faire corriger ou de contester certains renseignements. Il est toujours mieux de déceler les erreurs avant plutôt que pendant une rencontre à la banque pour acheter la maison de vos rêves!


              Source d'informations complémentaires :

              samedi 1 août 2015

              Bilan mensuel - Août 2015

              Et voilà! Une étape importante dans notre projet de maison est franchie : nous sommes propriétaires du terrain sur lequel nous nous ferons construire : une première partie de notre vrai "chez nous" est enfin completée!

              Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er août 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er juillet) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.

              (Cliquez pour agrandir)


              J'obtiens donc une variation sur un mois de +7.6%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +9.2%.


              Sur le blogue en juillet

              Ce qui s'est passé dans le mois de juillet
              • Un mois de trois payes, ce qui explique en partie le bilan positif du mois.
              • Nous sommes officiellement propriétaires d'un terrain!
              • Il y a deux ans, nous achetions notre première voiture. Nous avions alors pris une garantie prolongée de deux ans. Dans notre cas, elle nous a bien servi! Nous avons eu beaucoup de trucs à remplacer.
                • J'en profite pour vous rappeler qu'il est important de faire inspecter une véhicule avant l'achat ainsi qu'avant la fin de la garantie. Le CAA offre un bon service d'inspection complet.

              Ce qui s'en vient en août
              • Les vacances ne sont plus ce qu’elles étaient : les gens ne prennent pas majoritairement congé pendant les vacances de la construction. Le mois d'aoùt au bureau sera exigeant avec toutes les absences prévues!
              • La livraison de la rue de notre développement résidentiel devrait se faire dans les prochaines semaines.
              • Nous analysons présentement notre projet de maison pour voir où certaines économies pourraient être réalisées. La finition intérieure est un bon endroit où on peut sauver des sous en gérant la sous-traitance ou en le faisant soi-même.


                  Inscrivez-vous à mon fil RRS, suivez mon compte Twitter ou inscrivez-vous aux mises à jour par courriel pour rester à l’affût. Les liens sont également en haut de la page.

                  dimanche 26 juillet 2015

                  Les autres méthodes de placements

                  Je vous ai déjà présenté une série en trois parties sur mon approche préférée en matière d'investissement, l'approche indicielle. Cette méthode simple permet d'investir à faible coût et de diversifier ses avoirs de façon efficace, en investissant dans un très grand nombre de compagnies à la fois.

                  Voici les billets précédents pour vous rafraîchir la mémoire :
                  1. Investir par approche indicielle : Pourquoi?
                  2. Investir par approche indicielle : Comment?
                  3. Investir par approche indicielle : Quels produits?

                  Bien sûr, il existe plusieurs autres philosophies et stratégies de placements qui peuvent correspondre davantage à votre profil d'investisseur.

                  Peut-être aimez-vous mieux investir dans les compagnies en plein essor? Ou encore, dans les compagnies qui sont en défaveur du public et dont l'étoile attend de se remettre à briller?


                  1. L'approche croissance : Miser sur le bon cheval

                  Les investisseurs de type croissance sont à la recherche des compagnies en plein essor. Ils s'attendent à ce que les profits de ces entreprises augmentent plus rapidement que ceux d'autres entreprises qui oeuvrent dans les mêmes secteurs.

                  Leur souhait est que le prix de l'action augmente rapidement, pour qu'ils puissent ensuite vendre et récolter des gains en capital importants.

                  Pour identifier ces compagnies, les investisseurs de type croissance cherchent ce qui leur donne ce petit plus, ce petit edge qui les rend spéciales. Peut-être que leur produit est le premier à combler un besoin? Ou alors, peut-être sont-ils les seules de leur secteur à avoir une présence marquée sur Internet?

                  Pour être un bon investisseur de type croissance, il faut connaître le langage des comptables et des entrepreneurs. Il faut savoir lire les rapports annuels, les rapports financiers et les discours du président pour y déceler les indices qui laissent présager le meilleur (ou le pire). Il faut évaluer le potentiel à long terme d'une compagnie, des produits ou services qu'elle vend et de sa capacité à vendre toujours plus et à innover.


                  2. L'approche valeur : En défaveur mais solide

                  L'approche valeur ressemble beaucoup à l'approche croissance. Elle implique de connaître de façon pointue le rendement, les capacités et le potentiel d'une compagnie. Cependant, l'investisseur valeur se distingue par sa tendance à chercher les diamants bruts, les entreprises qui ont une excellente gestion et un bon historique de données financières, mais qui ne sont pas appréciées par les autres investisseurs.

                  L'investisseur de type valeur cherche donc les entreprises qui sont sous-évaluées, ce qui se reflète par le faible coût de ses actions par rapport aux estimations de ce que vaut vraiment la compagnie. Le plus souvent ce sont des compagnies qui n'ont pas encore été découvertes par la majorité des gens. Dans d'autres cas, ce sont des compagnies qui ont subi de durs coups (mauvaise gestion temporaire, poursuites, défaveur du marché) mais qui ont les reins assez solides pour se reprendre en main.

                  Pour être un bon investisseur de type valeur, il ne faut pas avoir peur d'aller à contre-courant. Il faut être attentif aux indices qui démontrent une réelle capacité à reprendre le dessus et à redevenir populaire. L'investisseur de type valeur est un chasseur d'aubaines, qui conservera ses actions jusqu'à ce que le plein potentiel de rendement de ses compagnies soit atteint.


                  3. L'approche dividendes : Se faire payer pour attendre

                  C'est une approche très populaire auprès des investisseurs qui veulent s'assurer un revenu régulier. En effet, plusieurs compagnies paient un dividende (profits redistribués aux actionnaires) à chaque trimestre ou encore à chaque mois.

                  L'investisseur de type dividendes va ainsi rechercher des compagnies très bien établies, à l'abri de la plupart des malheurs économiques, qui versent un dividende consistant ou qui a crû dans les dernières années. Ainsi, en achetant des actions de ces compagnies, on peut ne pas toucher à l'investissement principal et toucher un revenu comme si c'était de l'argent dans un compte de banque qui donne des intérêts. La différence principale avec le compte de banque est que les dividendes sont moins imposés que les intérêts.

                  Pour être un bon investisseur de type dividendes, il faut investir dans des entreprises solides avec un dividende intéressant. Il ne faut cependant pas courir après les hauts rendements : un dividende élevé est souvent signe que le prix de l'action est trop bas ou encore que la compagnie n'aura bientôt pas les moyens de payer ses actionnaires.

                  Un autre avantage de l'investissement par dividendes est le fait que plusieurs compagnies offrent des programmes de réinvestissement automatique. Plutôt que de verser un montant d'argent au compte de l'investisseur, des actions supplémentaires sont achetées. Ces programmes permettent souvent d'acheter des fractions d'actions, au lieu de conserver l’excédent du dividende en argent comptant. La quantité d’actions qu’on possède augmente donc un peu plus vite.


                  Conclusion

                  Il n'y a pas de méthode nécessairement meilleure que les autres : les succès et les échecs sont possibles dans tous les cas. Il importe simplement de choisir l'approche qui cadre le mieux avec notre personnalité et notre désir de s'investir (sans vouloir faire de mauvais jeu de mot) dans la fructification de nos avoirs.

                  Mon approche privilégiée reste tout de même l'approche indicielle. Plutôt que de passer du temps à chercher les bonnes compagnies, je m’assure d’obtenir le rendement moyen du marché sans effort. La tranquilité d'esprit vaut beaucoup plus pour moi!





                  mercredi 1 juillet 2015

                  Bilan mensuel - Juillet 2015

                  Nous avons pris une décision majeure ce mois-ci : remettre notre projet de maison à l'an prochain. En fait, nous achetons le terrain cette année mais nous ferons construire l'an prochain seulement. Avec les différents délais et les multiples détails à adresser, nous ne voulons pas bousculer les choses. En prenant notre temps, notre projet sera beaucoup mieux réalisé.

                  Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er juillet 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er juin) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.

                  (Cliquez pour agrandir)

                  J'obtiens donc une variation sur un mois de -5.2%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +1.5%.



                  Ce qui s'est passé dans le mois de juin
                  • Après plusieurs semaines d'impatience et d'attente, nous avons réussi à finaliser quelques étapes de notre projet de maison.
                    • La deuxième version des plans de la maison est en cours de travail
                    • Le rapport des tests de sol devrait arriver dans les prochains jours
                    • Nous sommes en train d'acheter notre terrain
                  • Le bilan négatif du mois est surtout dû à l'achat du terrain. J'ai inclus dans mon bilan la valeur marchande du terrain (avant taxes) en attendant d'avoir une évaluation foncière officielle.
                  • Sur un autre ordre d'idées, j'ai transféré mes placements chez Questrade pour profiter de l'achat de fonds négociés en Bourse sans commission. 

                  Ce qui s'en vient en juillet
                  • Nous passons chez le notaire dans deux jours pour officialiser l'achat du terrain. Youppi!
                  • Nous avons encore à régler quelques détails pour le plan du projet d'implantation, en vue d'obtenir les permis de construction à la ville.


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                      lundi 1 juin 2015

                      Bilan mensuel - Juin 2015

                      L'été commence à s'installer, les climatiseurs ont été installés dans l'appartement et on se prépare pour l'été le plus dingue de notre vie! On n'ira pas très loin pour les vacances cette année, ça c'est certain.

                      Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er juin 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er mai) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.

                      (Cliquez pour agrandir)

                      J'obtiens donc une variation sur un mois de -0.1%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +7.1%.


                      Ce qui s'est passé dans le mois de mai
                      • Le bilan neutre du mois est dû aux dépenses de la maison qui commencent à rentrer : achat de meubles de chambre, aménagement paysager.
                      • Attente, attente, attente... On n'a toujours pas nos résultats de tests de sol, nos plans d'implantation ni nos plans de maison. On a dû patienter à cause d'oublis de la part des intervenants ou carrément d'un manque de suivi. Assez frustrant...
                      • On s'est rendus compte que les coûts de notre projet montent très rapidement à cause du terrain à préparer. Avant même de pouvoir construire la maison, ce sont des coûts de plus de 10 000$ qui se rajoutent. Ouch...
                      • J'ai utilisé le Régime d'accession à la propriété (RAP) pour puiser dans mon REÉR. Je devrai commencer à rembourser cet emprunt à moi-même dans ma déclaration de revenus de 2017.

                      Ce qui s'en vient en juin
                      • Des rapports et des plans, on l'espère!!!
                      • Les factures de la compagnie de tests de sol, de l'arpenteur-géomètre et de l'aménagement paysager vont rentrer.
                      • L'achat du terrain et le début de l'hypothèque devraient se faire.
                      • Nous allons commencer à voir nos comptes se vider tranquillement... mais c’est pour une bonne cause! On a tellement hâte d’être chez nous, on y pense à tous les jours!


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                          dimanche 10 mai 2015

                          Investir par approche indicielle : Quels produits?

                          Dans les deux premières parties de cette série, je vous ai présenté le pourquoi et le comment de l’approche indicielle. J’aborde maintenant une dernière mais néamoins importante question : quels sont les choix qui s’offrent à moi?


                          Je veux commencer! Qu'est-ce que je fais?

                          Comme je l'ai mentionné, l'approche indicielle comporte plusieurs avantages :

                          • Simple : Vous n'avez pas besoin d'investir dans des dizaines de produits différents. Vous pouvez aisément vous construire un portefeuille diversifié avec trois ou quatre produits maximum.
                          • Accessible : Vous pouvez monter votre portefeuille de placements dans le confort de foyer. Si vous êtes capables de lire ceci, vous avez déjà tout ce dont vous avez besoin.
                          • Facile : Pas de recherche approfondie, de lectures ennuyantes ou de dédales administratifs à naviguer. La plupart des banques et courtiers à escompte ont des sites Internet très faciles d'accès et la création d'un compte requiert certes un peu de temps, mais n'est pas complexe.
                          • Adaptée à tous : Que vous soyez étudiant, travailleur ou retraité, vous pouvez vous bâtir un portefeuille de placements adapté à votre profil de risque.

                          Plusieurs options existent pour démarrer un portefeuille de fonds de placement indiciels. Selon votre niveau de connaissances, votre habileté à faire des transactions par Internet et le capital que vous avez à investir, on peut identifier trois grandes options.


                          Option 1 - Les portefeuilles de placements intégrés

                          Pour l'investisseur débutant qui commence à épargner ou encore pour ceux qui veulent commencer lentement et apprendre graduellement, les portefeuilles intégrés sont une très bonne avenue. Ils sont offerts par pratiquement toutes les institutions financières et les firmes de courtage. 

                          On retrouve dans un portefeuille intégré un ou plusieurs fonds d’investissements, dans une proportion qui correspond au niveau de risque souhaité. (Je vous invite à relire mon billet précédent, en particulier la section sur la répartition des actifs.) Le portefeuille est géré par une équipe de professionnels : vous n’avez qu’à acheter des parts et ils font le reste.

                          Dans toute la jungle de portefeuilles de placements sur le marché, je vous recommande plus particulièrement les Portefeuilles Tangerine.  Accessibles aux clients de la Banque Tangerine, ils sont bien adaptés pour les gens qui commencent à investir. Les Portefeuilles Tangerine peuvent être détenus dans un compte régulier, un CÉLI ou un REÉR.

                          Ces portefeuilles ont des frais de gestion inférieurs à ceux d'autres banques (1.07% par année plutôt que 2-3%). Ils sont également rebalancés automatiquement à chaque trimestre : vous n'avez donc même pas à vous en soucier.

                          Ils se déclinent en cinq variétés :


                          Les quatre premiers portefeuilles comportent des parts égales d'actions canadiennes, américaines et internationales. Le dernier est consititué à 50% d'actions canadiennes et à 25% d'actions américaines et internationales, respectivement.

                          Pour commencer à investir, vous n'avez qu'à suivre les étapes suivantes :

                          1. Ouvrir un compte-chèque ou un compte d'épargne chez Tangerine et y déposer de l'argent.
                          2. Remplir une demande d'ouverture de compte de fonds d'investissement, notamment en remplissant le Profil de l'investisseur pour déterminer le portefeuille qui vous convient.
                          3. Acheter des parts du fonds (aucun montant minimal).
                          4. (Facultatif) Définir un Programme d'épargne automatique pour acheter des parts du fonds de façon périodique.


                          Option 2 - Les portefeuilles autogérés de fonds communs de placement

                          La plupart des banques offrent également des fonds indiciels "à assembler" : chaque fonds suit un seul indice et l'investisseur gère lui-même la répartition des actifs entre les fonds. Il faut alors passer soit par un compte de fonds mutuels (via un conseiller) ou encore par un compte dans leur division de courtage.

                          Malheureusement, les frais de gestion de ces fonds sont généralement élevés, aux alentours de 2-3%. La banque TD Canada Trust offre cependant une série de fonds indiciels à faible coût, appelée "Série-e", qui peuvent être achetés en ligne et sans frais. Il en existe une panoplie, mais seulement quatre sont suffisants :

                          • TDB900 - Fonds indiciel canadien TD - e
                          • TDB902 - Fonds indiciel américain TD - e
                          • TDB911 - Fonds indiciel international TD - e
                          • TDB909 - Fonds indiciel d'obligations canadiennes TD - e


                          L'investisseur peut ainsi acheter chacun des 4 fonds dans la proportion qui l'intéresse. Par exemple, mon propre portefeuille est composé de 20% d'obligations et de 80% d'actions, distribuées à parts égales entre les 3 premiers fonds. Le portefeuille résultant a un coût annuel de 0.42%, ce qui représente 4.20$ par 1000$ investi. Ces frais sont déduits de la valeur des parts du fonds à chaque année.

                          Le montant minimal pour acheter chacun des fonds est de 100$. Un portefeuille composé de ces fonds est bien adapté aux gens qui ont quelques centaines à quelques milliers de dollars à investir. Il faut cependant considérer que les comptes non enregistrés, REÉR et REÉÉ peuvent comporter des frais annuels; le compte CÉLI n'en a aucun.

                          Malheureusement, seuls les clients de TD peuvent acheter ces fonds, soit par un compte de fonds mutuels ou par un compte de courtage à escompte Placements Directs TD. La deuxième option est préférable car les conseillers en fonds mutuels chez TD Canada Trust connaissent peu ce produit ou refusent carrément de le conseiller puisqu'il ne leur rapporte aucune commission.

                          Également, la tâche de rééquilibrage revient à l'investisseur, contrairement aux fonds Tangerine. Ce n'est cependant pas très compliqué (quelques minutes par années) et surtout, les transactions sont gratuites. Pour acheter des parts dans un fonds, il suffit d'émettre un ordre d'achat en ligne pour un montant ou un nombre de parts donnés. L'achat est alors effectué le lendemain, puisque la valeur du fonds est réévaluée à chaque fin de journée. On peut détenir des parts fractionnaires du fonds, contrairement aux actions qui sont toujours achetées et vendues en nombre entier.

                          Les fonds indiciels TD Série-e sont le moyen idéal pour les investisseurs novices (et même les plus aguerris) de se composer un portefeuille à peu de frais et facile à gérer.


                          Option 3 - Les portefeuille autogérés de fonds négociés en Bourse

                          Pour élaguer encore plus de frais dans son portefeuille, on peut se tourner vers les fonds négociés en Bourse (FNB, ou ETF en anglais pour exchange-traded funds). Les FNB sont gérés comme des fonds communs de placement mais, à la différence de ces derniers, sont achetés comme des actions en Bourse, c'est-à-dire pendant la journée et à un prix qui fluctue selon l'offre et la demande. Chaque achat et chaque vente engendre (généralement) le paiement d'une commission.

                          Des centaines de FNB existent, des plus simples aux plus complexes, des fonds indiciels aux fonds gérés activement. On peut cependant réduire la liste à quelques candidats, fournis par un des trois gestionnaires les plus importants au Canada, soit Vanguard Canada, iShares et BMO. Leurs fonds sont généralement comparables, à des frais similaires : pour l'investisseur moyen, la différence est négligeable.

                          L'exemple le plus simple de portefeuille de FNB indiciels, tel que décrit par Dan Bortolotti (Canadian Couch Potato), est constitué des trois fonds suivants :
                          • VAB - Canadian Aggregate Bonds Index ETF
                          • VCN - FTSE Canada All-Cap Index ETF
                          • VXC - FTSE All-World Ex Canada Index ETF

                          Le premier fonds (VAB) contient des obligations gouvernementales d'excellente qualité. Le second fonds (VCN) suit un indice de compagnies canadiennes, alors que le dernier fonds (VXC) suit un indice de compagnies hors Canada.

                          Un portefeuille similaire à celui présenté à l’Option 2 aurait des frais de gestion de seulement 0.19%, soit 1.90$ par 1000$ investi. Il existe cependant de plus petits courtiers en ligne qui ont des tarifs avantageux, permettant d'acheter des FNB sans frais. Un exemple de courtier bien reconnu dans le domaine est Questrade.

                          Pour les investisseurs avancés, il existe également des FNB pour d'autres types d'actifs (immobilier, obligations à court terme, actions de compagnies à petite capitalisation...). Vous pouvez également décider d'acheter des FNB qui sont transigés à la Bourse de New York, en dollars américains, mais les implications financières et fiscales sont importantes. Vous devriez consulter un expert en fiscalité avant de vous lancer dans cette voie.


                          La saison des REÉR pour 2014 est terminée, mais il n'est pas trop tard pour commencer à épargner pour 2015. Pensez également à tirer profit de votre CÉLI pour réaliser des profits à l'abri de l'impôt, surtout depuis l’augmentation des droits de cotisation 2015 à 10 000$. Il n'est pas nécessaire d'être un économiste de profession pour se bâtir un portefeuille simple et efficace.


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                          vendredi 1 mai 2015

                          Bilan mensuel - Mai 2015

                          Le mois d'avril fut un mois où notre patience a été mise à rude épreuve... À cause de l'hiver qui ne voulait pas finir et du dégel qui se faisait attendre, l'achat du terrain a été mis sur la glace (jeu de mots volontaire). Tout devrait débloquer en mai. Je m'attends à de grosses variations dans mon bilan des prochains mois!

                          Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er mai 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er avril) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.

                          (Cliquez pour agrandir)



                          J'obtiens donc une variation sur un mois de +1.9%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +7.2%.


                          Ce qui s'est passé dans le mois d'avril
                          • Un léger gain dans mon bilan mensuel, malgré deux événements majeurs :
                            • Le retour d'impôts
                            • L'acompte sur la maison
                          • Finalement des négociations rapides ont eu lieu avec le gouvernement pour notre catégorie d'emploi et le statu quo l'a emporté. On a récupéré notre 6%, mais il ne faut pas s'attendre à grand chose pour les prochaines années...
                          • Nous avons signé hier les papiers pour nos assurances-vie pour les 20 prochaines années. Nous avons pris des assurances-vie temporaires pour couvrir au moins l'hypothèque au cas où mon conjoint ou moi décèderait.

                          Ce qui s'en vient en mai
                          • Les tests de sol sur notre futur terrain auront lieu la semaine prochaine... On a hâte! Ça va enfin débloquer!
                          • Suite à un résultat positif des tests de sol, on pourra enfin aller de l'avant avec l'achat notarié du terrain.
                          • On devrait avoir les plans officiels de la maison dans le courant du mois de mai également.
                          • Je redeviendrai membre des caisses Desjardins! J'avais fermé tous mes comptes l'an dernier mais je ne pouvais pas prévoir que Desjardins allait nous offrir les meilleures conditions pour notre hypothèque. Comme quoi c'est important de magasiner!


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                              dimanche 5 avril 2015

                              Investir par approche indicielle : Comment?

                              Comme j’en ai discuté dans un billet précédent, l’approche indicielle est une méthode d’investissement que j’apprécie beaucoup. C'est une méthode qui est à la fois simple, accessible, peu coûteuse et adaptée à tous.

                              C'est tellement simple comme stratégie qu'on lui a donné un nom très évocateur : le Couch Potato Portfolio. En effet, on n'a besoin de se lever du divan que quelques minutes par année pour gérer ce portefeuille, pour ensuite s'écraser devant la télé et ne plus y penser!


                              Qu'est-ce qu'un fonds indiciel, exactement?

                              Les chroniqueurs économiques à la télé utilise souvent des phrases comme "Les marchés canadiens ont monté de 1% aujourd'hui" ou encore "Le S&P 500 a perdu 250 points en fin de séance". Mais que diable veulent-ils dire par là?

                              Les marchés boursiers sont vastes et diversifiés : des centaines de compagnies y sont inscrites et des millions d'actions sont achetées et vendues toute la journée. Pour simplifier l'évaluation de la performance du marché, on a créé des indicateurs qui agissent comme des portefeuilles contenant des centaines d'actions : ce sont les indices. Ils portent souvent le nom de la firme qui effectue le suivi de sa performance. Par exemple, la firme Standard & Poor compile pour les investisseurs l'indice S&P 500, qui suit l'évolution des 500 compagnies américaines les plus importantes*. L'indice S&P/TSX Composite, quant à lui, regroupe les 250 plus importantes compagnies canadiennes.

                              On n'achète pas directement un indice. Les compagnies qui gèrent des fonds commun de placement indiciels cherchent à reproduire la performance des indices en achetant des actions des compagnies qui les composent. Ainsi, quand un investisseur achète une part dans ce fonds, il se retrouve à investir dans tout le marché sous-jacent en même temps, plutôt que dans une ou deux compagnies individuelles.

                              (* Par "importance", j'entends ici la capitalisation boursière, qui est le total de ce que cela coûterait pour acheter toutes les actions existantes d'une compagnie.)


                              Les frais

                              Tous les fonds communs de placements, indiciels ou non, ne sont pas créés égaux. Des frais de gestion sont prélevés à même les actifs du fonds par les banques pour payer leurs employés, la papeterie, les locaux, les frais de transaction... La performance du fonds est ainsi réduite d'autant. 

                              Au Canada, la majorité des fonds chargent des frais de transaction de l’ordre de 20$ à 30$ par 1000$ investi.* Les fonds indiciels ne devraient pas coûter aussi cher car leur approche est passive : peu de transactions sont effectuées et on n’a pas à payer beaucoup de gens pour gérer ces fonds.. On se rapproche alors des 10$ par 1000$ en frais de gestion, souvent moins.

                              À première vue, ces frais semblent peu élevés. Cependant, sur plusieurs dizaines d'années, la différence devient majeure. Supposons que les marchés sur 30 ans rapportent 8% annuellement. Un fonds à 3% de frais de gestion aura ainsi un rendement de 5%, alors qu'un fonds à 1% de frais de gestion aura un rendement de 7%. Ainsi, 10 000$ investis dans les deux fonds, au bout de 30 ans, auront crû jusqu'à plus de 43 000$ et 76 000$ respectivement. Une grosse différence pour 200$ de frais de gestion de plus!

                              (* : Dans le jargon de l’investissement, les frais de gestion sont exprimés en pourcentage. Par exemple, 10$ par 1000$ investi représente 1% de frais de gestion.)


                              La diversification

                              On dit souvent qu'il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. C'est également vrai en investissement.

                              Si je mettais tout mon argent dans les actions d'une seule compagnie, l'avenir de mes économies serait à risque : si la compagnie devait couler, ma retraite coulerait également. Je courrais également la chance de faire un gros coup si elle prenait son envol. Suis-je prêt à tout miser sur le même cheval?

                              En répartissant mon avoir entre plusieurs compagnies, je répartis également le risque. Certaines entreprises réussiront mieux que d'autres et je serai content de ne pas avoir tout mis dans celles qui vont mal. Je cours cependant moins la chance de faire d’énormes gains. 

                              Il peut également être bon de diversifier ses avoirs selon la géographie. Le Bourse canadienne, par exemple, est majoritairement composée de titres bancaires ou liés aux ressources naturelles. La Bourse américaine offre une plus grande diversité. Ailleurs dans le monde, les marchés émergents (Chine, Inde, etc.) sont en plein essor et peuvent également être de bons placements. Pour ne pas dépendre de la performance des compagnies d'un pays en particulier, il est bon de jouer les globe-trotteurs avec ses actifs. Cependant, il peut être sage de conserver une bonne partie de ses actions dans son propre pays. Cela nous permet de se prémunir contre les variations du dollar canadien par rapport aux autres devises.

                              Les fonds indiciels offrent la possibilité d'avoir une excellente diversification, autant sectorielle que géographique.


                              La répartition des actifs

                              Dans la construction d'un portefeuille de placements, on peut considérer d'autres types d'investissements que les actions. Le plus commun est le placement à revenu fixe. C'est un type de placement généralement sécuritaire qui offre un rendement consistant. On peut penser aux certificats de placement garantis, aux Bons du Trésor ainsi qu'aux obligations. Souvent, les investisseurs vont mettre de l’argent dans les placements à revenus fixe lorsqu’ils ont l’impression que les actions vont baisser. Les baisses de l’un viennent compenser les hausses de l’autre, ce qui tempère les variations de notre portefeuille

                              De manière générale, plus notre horizon d'investissement est long, plus notre portefeuille peut comporter d'actions. Également, si nous avons besoin d'un meilleur rendement pour atteindre nos objectifs financiers, on peut augmenter la portion d'actions - en acceptant un risque plus élevé. Enfin, pour les gens qui sont intolérants aux variations importantes dans la valeur de leurs placements, augmenter la portion d'obligations permet réduire l'effet montagnes russes.

                              L'important c'est de choisir une répartition d'actifs qui vous permet de dormir la nuit!


                              Le rééquilibrage

                              Maintenant que nous avons décidé de la répartition de nos actifs et nous avons acheté des parts dans des fonds indiciels qui concordent avec notre plan, qu'est-ce qu'on fait avec tout ça?

                              J'ai expliqué au départ que quelques minutes par année étaient suffisantes pour maintenir un portefeuille indiciel. En effet, l'opération de rééquilibrage ne prend pas beaucoup de temps. Une fois par année, on regarde comment nos placements ont évolué et dans quels proportions ils se retrouvent. Par exemple, notre portefeuille débute l’année à 60% en actions et 40% en obligations. Les marchés boursiers performent bien dans les mois qui suivent, amenant la proportion d’actions à 70%. Au moment de rééquilibrer, on vend du côté des actions et/ou on achète du côté des obligations pour ramener les pourcentages à notre répartition initiale.

                              Cette méthode systématique a plusieurs avantages. Tout d’abord, le rééquilibrage ne tient pas compte du fait qu’on puisse être attachés à tel ou tel investissement dans notre portefeuille. Ensuite, en achetant les fonds qui ont moins bien performé et en vendant ceux qui ont monté, on se retrouve à "acheter bas, vendre haut", ce qui est la seule façon de faire de l'argent! Finalement, une fois le rééquilibrage effectué, on peut refermer le tout et l'oublier pour une autre année!


                              Dans la prochaine partie de cette série, je vous montrerai trois exemples de portefeuilles indiciels. Vous n'aurez qu'à appliquer ces recettes et vous serez sur la voie de la patate de salon!


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                              mercredi 1 avril 2015

                              Bilan mensuel - Avril 2015

                              Désolé de ne pas avoir été assidu sur les mises à jour. Le mois de mars a été très mouvementé. Je tenterai de me rattraper en avril.

                              Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er avril 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er mars) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.

                              (Cliquez pour agrandir)

                              J'obtiens donc une variation sur un mois de -4.7%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +5.2%.


                              Ce qui s'est passé dans le mois de mars
                              • Nous avons signé les papiers pour le terrain et donné un acompte. Ceci explique la baisse du bilan du mois.
                              • Nous avons également signé les papiers pour la construction de la maison Laprise et rencontré le directeur de projet. Ça avance bien!

                              Ce qui s'en vient en avril
                              • Coupure de salaire d'environ 6% au 1er avril... En espérant que les négocations avec le gouvernement se feront rapidement.
                              • Beaucoup d'appels à faire pour la préparation du terrain et pour l'achat de la maison, beaucoup de trucs à penser pour le design de la maison... On ne chômera pas!


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                                  dimanche 1 mars 2015

                                  Bilan mensuel - Mars 2015

                                  Le mois de février est passé en coup de vent (froid)! Je ne l'ai pas vu passer... L'achat prochain d'un terrain et la construction de notre maison nous prend, comme toujours, toute notre attention. Au moins, le projet avance!

                                  Voici le résultat de mon bilan financier en date du 1er mars 2015. Le graphique est normalisé pour que la valeur du mois dernier (le 1er février) corresponde à 100%. Le graphique se limite aux derniers 12 mois.

                                  (Cliquez pour agrandir)

                                  J'obtiens donc une variation sur un mois de +5.4%. Depuis le 1er janvier 2015, cela représente une variation de +10.5%.



                                  Ce qui s'est passé dans le mois de février
                                  • Mauvaise nouvelle : j'ai appris que mon salaire diminuera à partir du 1er avril 2015. En effet, dans le contexte d'austérité actuel, le gouvernement coupera une "prime de rétention" que tous les physiciens du Québec recevaient. Cette prime avait été accordée dans le cadre d'une étude d'équité salariale, mais n'aura plus effet dès la fin de notre convention actuelle. Croisons-nous les doigts pour les prochaines négociations nous permettent de la récupérer...
                                  • Je n'ai pas encore reçu tous mes relevés d'impôts à ce jour (j'ai eu des placements "retardataires") mais vers la fin du mois c'est certain que mon rapport d'impôts sera fait.

                                  Ce qui s'en vient en mars
                                  • Les plans de la maison ont été (encore) retouchés, mais on tient quelque chose! De plus, nous avons visité un terrain récemment qui nous intéresse vraiment. Ainsi, dans le courant du mois prochain, plusieurs événements se bousculeront :
                                    • Achat du terrain
                                    • Finalisation des plans de maison
                                    • Rencontre du directeur de projet chez Laprise et des autres intervenants (p.ex, la designer)

                                  Surveillez dans les prochains jours la deuxième partie de ma série sur l'approche indicielle en investissements. Je vous expliquerai quelques concepts et vous donnerai des trucs pour bâtir votre propre portefeuille.

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                                  vendredi 6 février 2015

                                  Investir par l'approche indicielle : Pourquoi?

                                  J'en parlais depuis quelques temps dans mes bilans mensuels : j'avais des actions de compagnies que je voulais vendre pour augmenter mon fonds d'achat de maison. C'est maintenant chose faite, j'ai effectué mes dernières transactions le 22 janvier.

                                  J'ai pris cette décision pour deux raisons. La première, c'est qu'avec l'achat imminent d'une maison, nous avons besoin de liquidités. La seconde, c'est que j’avais plusieurs types de placements en même temps : des actions, des fonds communs, des Bitcoins... Je voulais repartir à neuf avec un seul type, plus simple et plus convivial.

                                  Grâce à l'excellent livre Millionaire Teacher d'Andrew Hallam, ainsi qu’aux articles du Canadian Couch Potato Dan Bortolotti, j'ai été convaincu du bien-fondé de cette approche et de ses bienfaits pour l'investisseur canadien. Je vais vous expliquer pourquoi.



                                  Peut-on faire mieux que les autres?

                                  L'approche indicielle est basée sur ce qu'on appelle la théorie des marchés efficients. Cette théorie a été dévelopée par le Nobel d'économie Eugène Fama au cours des années 1960-1970. Elle repose sur l'hypothèse suivante : toute l'information publique relative à une compagnie est déjà intégrée dans la valeur de ses actions.

                                  En d’autres termes, cela signifie que tout ce qui a à savoir sur une compagnie est déjà connu par la majorité des investisseurs et que le prix d’une action représente donc la bonne évaluation de l’entreprise.

                                  Il n'est pas nécessaire que tout le monde soit au courant de l'information pour que le marché soit efficace. Il suffit de quelques investisseurs à l'affût des anomalies pour qu'elles soient rapidement corrigées et pour que l'information soit incorporée dans les prix. Par exemple, si une compagnie vient d’annoncer des ventes record, plus d’investisseurs pourraient être intéressés à posséder des actions de cette entreprise et seraient prêts à payer plus cher. Le prix va alors monter jusqu’à ce qu’un équilibre entre l’offre et la demande des actions de la compagnie soit atteint.

                                  À l’ère de l’Internet et de l’information instantanée, réussir à attraper ces moments où les actions sont sur le point de monter ou descendre est de plus en plus difficile. De plus, la grande majorité des investisseurs sont des professionnels travaillant pour des firmes de courtage, avec des équipes de recherche à leur disposition. Pour l’investisseur amateur comme vous et moi, il est possible mais peu probable de réussir à profiter des déséquilibres du marché avant qu’il ne soit trop tard.

                                  Une alternative est donc d’investir dans des produits qui englobent tout le marché et qui suivent son évolution naturelle. C’est exactement ce que font les fonds indiciels : ce sont des portefeuilles comprenant plusieurs centaines de compagnies et qui arrivent ainsi à reproduire la performance globale des marchés.


                                  Et si je n'avais pas besoin d'arriver premier?

                                  Il est humain d'aspirer à être le meilleur, dans tous les domaines. On veut être meilleurs en sports, meilleurs à l'école, avoir le meilleur portefeuille...

                                  Mais en planification financière, le gagnant n'est pas celui qui aura le plus d'argent, mais bien celui qui aura atteint ses objectifs. Il n'est habituellement pas nécessaire d'avoir des rendements astronomiques pour y arriver. Selon les situations, des rendements beaucoup plus modestes peuvent être suffisants pour assurer la réalisation des objectifs fixés et une vie confortable.

                                  Supposons que nous investissions seulement dans des compagnies canadiennes. L'indice S&P/TSX Composite représente la performance d’un portefeuille qui inclut des actions des 250 plus grandes compagnies canadiennes. Entre le 2 janvier 1975 et le 2 janvier 2015, l’indice s'est apprécié de 6.8% en moyenne à chaque année. Évidemment, il y a eu des hauts et des bas, mais si nous avions investi 10 000$ en 1975, nous aurions aujourd'hui presque 140 000$. Ce genre de rendement est souvent plus que suffisant pour assurer une retraite confortable.

                                  Supposons maintenant que nous ayons pris ce 10 000$ pour l’investir dans quelques compagnies que nous pensions prometteuses. Il est possible que nous ayons vu juste et que tous nos choix aient eu de meilleurs rendements que l’indice de référence. Nous serions tous heureux! Il y a, cependant, plus de chances que quelques-uns des investissements n’aient pas eu les résultats escomptés. Les résultats décevants de ces compagnies tireraient donc notre performance globale vers le bas.

                                  En choissant d’investir dans quelques compagnies seulement, le risque était plus grand. Comme on l’a vu dans un de mes billets précédents, prendre un risque rend possible de plus hauts rendements sur l’investissement, mais peut aussi l’anéantir.

                                  Et si nous avions misé sur tous les chevaux à la fois? Si notre portefeuille de placements suivait l'indice de référence? Nous aurions alors obtenu le rendement moyen à chaque année, sans avoir à prendre de risques additionnels.

                                  Il est donc possible de faire mieux que l'indice de référence. Le plus difficile, c’est de le faire à chaque année, de façon régulière.



                                  Pourquoi je préfère l'approche indicielle

                                  J'ai donc choisi d'adopter cette approche pour les raisons suivantes :

                                  1. Moins de temps à consacrer

                                  Je pourrais passer des heures à chercher les compagnies qui ont du potentiel, à lire leurs rapports financiers annuels et à tenter de trouver le bon moment pour acheter des actions. Avec un boulot à temps plein et sans formation approfondie en finance, c'est une tâche beaucoup trop grande pour moi. L'approche indicielle ne demande que quinze minutes par année, tout au plus.


                                  2. Moins de frais indécents

                                  Ce n'est pas tout de vouloir battre l'indice de référence, encore faut-il le faire APRÈS avoir pris en compte les frais et les commissions. Par exemple, un courtier à escompte perçoit de nos jours environ 10$ par transaction. Il charge également des frais pour le simple fait d'avoir un compte chez eux. Les fonds communs de placements et les fonds négociés en Bourse viennent aussi avec des frais de gestion qui sont ponctionnés à même les rendements du fonds.

                                  Pour maximiser les bénéfices d'une approche indicielle, il importe donc d'être à l'affût de ces coûts et de les minimiser le plus possible. Heureusement, plusieurs produits à faible coût sont disponibles aux Canadiens qui veulent une approche autogérée (« do-it-yourself »). J’en parlerai davantage dans un prochain billet.


                                  3. Un rendement moyen assuré

                                  Pour atteindre mes objectifs, je n’ai pas besoin d’identifier avec succès les compagnies qui auront les meilleures performances. Avec une approche indicielle, j'investis dans tout le marché, j'obtiens le rendement moyen du marché moins les frais et je dors sur mes deux oreilles. Il y aura des années où je perdrai de l'argent, et d'autres où j'en gagnerai. Toutefois, à long terme, je sais que je peux compter sur un rendement intéressant.


                                  4. Une approche rationnelle

                                  Finalement, un des plus grands avantages de l’approche indicielle c’est que je peux automatiser toute prise de décision, ce qui me permet d’éviter les réactions émotives. Je n’ai pas à suivre les nouvelles économiques et à stresser lorsqu’une compagnie en particulier est en problèmes.

                                  L’approche indicielle ne nécessite qu’un plan d’investissement clair et simple. C'est justement le sujet de ma prochaine chronique!


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